Les remèdes

Dans notre société, l’individualisme marque donc fortement le rapport à l’autre; on semble avoir évincé le besoin naturel d’échange et de partage. La transaction a pris le pas sur la relation.

CC image par Greg Wagoner sur FlickR
CC image par Greg Wagoner sur FlickR

À la solidarité familiale intergénérationnelle et aux solidarités de voisinage, fondements de la vie sociale, s’est progressivement substituée une solidarité collective et institutionnelle, bien sûr indispensable, mais ne pouvant répondre à tous les besoins.
Oui c’est vrai mais cette tendance tend à s’inverser. 

Les parents séparés de leurs familles recherchent pour leurs propres enfants des seniors faisant office de grands parents qui en contrepartie comblent ainsi une certaine solitude. Des seniors proposent une location contre service ou un logement contre service à des étudiant. Un individu prête sa tronçonneuse en échange d’un autre outil. Qui n’a pas pratiqué encore le co-voiturage ?
Je ne dis pas que l’individualisme disparait, non il existe toujours mais se construit autrement. Suite à l’industrialisation s’est développé un individualisme égoïste et replié sur soi qui générait une solitude et une attitude ségrégative. Aujourd’hui est né un individualisme positif où la personne autonome crée des relations sociales électives.
Cette notion d’échange et de partage tend même à s’amplifier et le titre du best-seller d’Anna Gavalda Ensemble, c’est tout! a une résonance forte. On parle «d’économie du partage», «collaborative» ou encore «participative». Il s’agit de préférer la fonctionnalité ou l’usage d’un bien à sa possession.Pour reprendre encore une dernière fois Anna « « Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences… »

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